In the news today: Loblaw Cos. Ltd. (TSX: L.TO) power to a 73 per cent profit increase in the first three months of 2009.
Canada's largest supermarket operator said Tuesday its net earnings climbed to $109 million for the quarter ended March 28, up from a year-earlier profit of $63 million.
Its share price gained more than eight per cent on the news.
Well there you go. It's great news to learn that a large company is able to post profits in this time of financial difficulties. However, it's worrisome that these profits can be attributed to non-ethical and grossly irresponsible tactical moves.
This is the tip of the iceberg. More and more companies are gonna sweep under the carpet most of their socially responsible investments and green projects will be put on the backburner. It's no time to invest in a career in sustainable business solutions. It's time to study business processes and optimization models.
Sad.
jeudi 7 mai 2009
lundi 27 avril 2009
Je boycotte les épiceries du groupe Loblaws, et vous?
Hier, il était annoncé que les gouvernements du Québec et du Canada accordent 192 millions de dollars pour le secteur agricole et alimentaire, pour le rendre plus compétitif, plus innovant et surtout pour offrir plus de débouchés à des producteurs malmenés par la globalisation, la crise financière et les nouvelles habitudes alimentaires des consommateurs. À qui va aller cet argent? Nos petits producteurs déjà plus durement touchés par la crise vont-ils en profiter? Surtout, cet argent fera t'il une différence alors que le secteur privé fait tout pour consolider et centraliser la production au détriment de choix éthiques et environnementaux?
En effet, il y a quelques semaines l'un des plus gros clients de ce secteur, le groupe Loblaw a décidé d'empêcher les épiceries de son groupe de s'approvisionner localement. Tout devra désormais passer par les grands centres de distribution. De plus les producteurs devront supporter des coûts supplémentaires pour faire accréditer leurs produits. En clair, si vous aviez l'habitude d'aller au Provigo du coin car certains fruits, légumes ou fromages étaient toujours frais, il va falloir y repenser. De plus, on peut facilement imaginer la perte de qualité inhérente à une telle décision. Prenons un exemple: le Loblaws de Granby est aux portes d'une des plus riches régions fromagères du Québec. En tant que producteur de fromage, si je veux continuer de vendre mon fromage de chèvre au Loblaws je vais devoir d'abord l'expédier par la route au centre le plus proche (vraisemblablement à Laval) pour qu'ensuite ces mêmes fromages reviennent à quelques encablures de leur lieu de production. Le concept de fraîcheur devient très relatif (pour d'autres exemples voyez un article de l'Actualité de 2004).
Une fois de plus, au Canada, nous oublions à quel point les enjeux environnementaux sont complexes. Si le concept de kilométrage alimentaire vous intéresse, je vous conseille cet article de Stéphanie Bérubé et le rapport du Worldwatch Institute.
Loblaw contrôle près du tiers du marché de l’alimentation au détail au Canada et opère sous diverses bannières dont Maxi et Provigo. La semaine dernière le groupe était montré du doigt pour ce que je prendrai la liberté d'appeler du greenwashing: Le groupe a annoncé fièrement que désormais les sacs de plastique seraient vendus à 5 sous l'unité. Excellente motivation pour les rebelles qui refusent toujours de comprendre à quel point les sacs d'épicerie en plastique polluent et formidable source de revenus additionnelle pour Loblaw. Non seulement les épiceries du groupe vont encaisser les 5 sous mais en plus nombre de consommateurs vont préférer acheter les sacs réutilisables facturés plus cher. Certains, comme Rona ou la SAQ, ont choisi de reverser 100% de ces revenus à des fondations luttant pour l'environnement. Pas Loblaw!
Le groupe a annoncé fièrement qu'il fairait "un don" au WWF-Canada. C'est l'exemple type du trop peu-trop tard. Sous couvert de volonté environnementale, Loblaw va en fait mettre encore plus d'argent (il y a fort à parier que la vente des sacs jetables ou réutilisables génèrera beaucoup plus que les 3 millions promis) dans ses propre poches et non pas dans celles de groupes environnementaux qui au Canada ne survivent que grâce aux dons privés et dont les sources de financement se sont singulièrement taries depuis le début de la crise financière (voir l'excellent article de François Cardinal de La Presse pour plus de détails).
Je boycotte les enseignes du groupe dès à présent (et je suis tenace, j'ai boycotté Wal-Mart pendant 4 ans sans aucune rechute) et je vous encourage à en faire autant si l'environnement vous importe, la qualité de votre alimentation vous préoccupe et si en général vous n'aimez pas être traité en consommateur imbécile.
Avec quelques collègues et amis concernés, nous avons créé une pétition sur internet. Signez là et encouragez ceux autour de vous à faire de même.
En effet, il y a quelques semaines l'un des plus gros clients de ce secteur, le groupe Loblaw a décidé d'empêcher les épiceries de son groupe de s'approvisionner localement. Tout devra désormais passer par les grands centres de distribution. De plus les producteurs devront supporter des coûts supplémentaires pour faire accréditer leurs produits. En clair, si vous aviez l'habitude d'aller au Provigo du coin car certains fruits, légumes ou fromages étaient toujours frais, il va falloir y repenser. De plus, on peut facilement imaginer la perte de qualité inhérente à une telle décision. Prenons un exemple: le Loblaws de Granby est aux portes d'une des plus riches régions fromagères du Québec. En tant que producteur de fromage, si je veux continuer de vendre mon fromage de chèvre au Loblaws je vais devoir d'abord l'expédier par la route au centre le plus proche (vraisemblablement à Laval) pour qu'ensuite ces mêmes fromages reviennent à quelques encablures de leur lieu de production. Le concept de fraîcheur devient très relatif (pour d'autres exemples voyez un article de l'Actualité de 2004).
Une fois de plus, au Canada, nous oublions à quel point les enjeux environnementaux sont complexes. Si le concept de kilométrage alimentaire vous intéresse, je vous conseille cet article de Stéphanie Bérubé et le rapport du Worldwatch Institute.
Loblaw contrôle près du tiers du marché de l’alimentation au détail au Canada et opère sous diverses bannières dont Maxi et Provigo. La semaine dernière le groupe était montré du doigt pour ce que je prendrai la liberté d'appeler du greenwashing: Le groupe a annoncé fièrement que désormais les sacs de plastique seraient vendus à 5 sous l'unité. Excellente motivation pour les rebelles qui refusent toujours de comprendre à quel point les sacs d'épicerie en plastique polluent et formidable source de revenus additionnelle pour Loblaw. Non seulement les épiceries du groupe vont encaisser les 5 sous mais en plus nombre de consommateurs vont préférer acheter les sacs réutilisables facturés plus cher. Certains, comme Rona ou la SAQ, ont choisi de reverser 100% de ces revenus à des fondations luttant pour l'environnement. Pas Loblaw!
Le groupe a annoncé fièrement qu'il fairait "un don" au WWF-Canada. C'est l'exemple type du trop peu-trop tard. Sous couvert de volonté environnementale, Loblaw va en fait mettre encore plus d'argent (il y a fort à parier que la vente des sacs jetables ou réutilisables génèrera beaucoup plus que les 3 millions promis) dans ses propre poches et non pas dans celles de groupes environnementaux qui au Canada ne survivent que grâce aux dons privés et dont les sources de financement se sont singulièrement taries depuis le début de la crise financière (voir l'excellent article de François Cardinal de La Presse pour plus de détails).
Je boycotte les enseignes du groupe dès à présent (et je suis tenace, j'ai boycotté Wal-Mart pendant 4 ans sans aucune rechute) et je vous encourage à en faire autant si l'environnement vous importe, la qualité de votre alimentation vous préoccupe et si en général vous n'aimez pas être traité en consommateur imbécile.
Avec quelques collègues et amis concernés, nous avons créé une pétition sur internet. Signez là et encouragez ceux autour de vous à faire de même.
vendredi 24 avril 2009
Laissons les étudiants de HEC gérer les fonds de la Caisse
Certains moments ont un parfum de sucre....
Cette semaine dans La Presse et hier à Radio-Canada: les étudiants de HEC Montréal se sont mieux débrouillés que les gestionnaires de la Caisse pour gérer les millions de dollars de Standard Life.
Martin Boyer, le prof qui les supervise propose à la Caisse les services de ses étudiants en garantissant même les résultats. Hmmm, croyons nous vraiment que ces braves gens vont le prendre au mot? Martin Boyer dit ne se faire aucune illusion, Eh bien il serait temps que le gouvernement provincial bouge ses grosse miches et impose ce choix.
Les gestionnaires de la caisse se sont montré incompétents. Il n'y a aucun doute à ce sujet. C'est l'argent des contribuables québécois. Il devrait être géré intelligemment et efficacement.
Non seulement la logique économique derrière une telle décision est inattaquable mais, de plus, la Caisse remplirait un peu plus son mandat (extrait de leur site internet):
"La responsabilité d’entreprise de la Caisse se manifeste à travers les diverses facettes de son métier d’investisseur :
- Adoption d’une politique d’investissement responsable en janvier 2005
- Souscription aux Principes d’investissement responsable de l'ONU le 27 avril 2006
- Adhésion au Carbon Disclosure Project pour responsabiliser les entreprises face aux gaz à effet de serre le 4 octobre 2006
- Allocation de 3 % de la masse salariale à la formation des employés annuellement"
Bref, il n'y a strictement rien d'intéressant ni d'innovant dans ces engagements, juste le minimum requis pour ne pas être trop emm....é.
C'est à nous, les victimes directes de l'incompétence des gestionnaires de la Caisse, d'exiger que ce soient des gestionnaires qui ont prouvés leur résultats, les étudiants de martin Boyer, qui désormais gèrent ces fonds.
Cette semaine dans La Presse et hier à Radio-Canada: les étudiants de HEC Montréal se sont mieux débrouillés que les gestionnaires de la Caisse pour gérer les millions de dollars de Standard Life.
Martin Boyer, le prof qui les supervise propose à la Caisse les services de ses étudiants en garantissant même les résultats. Hmmm, croyons nous vraiment que ces braves gens vont le prendre au mot? Martin Boyer dit ne se faire aucune illusion, Eh bien il serait temps que le gouvernement provincial bouge ses grosse miches et impose ce choix.
Les gestionnaires de la caisse se sont montré incompétents. Il n'y a aucun doute à ce sujet. C'est l'argent des contribuables québécois. Il devrait être géré intelligemment et efficacement.
Non seulement la logique économique derrière une telle décision est inattaquable mais, de plus, la Caisse remplirait un peu plus son mandat (extrait de leur site internet):
"La responsabilité d’entreprise de la Caisse se manifeste à travers les diverses facettes de son métier d’investisseur :
- Adoption d’une politique d’investissement responsable en janvier 2005
- Souscription aux Principes d’investissement responsable de l'ONU le 27 avril 2006
- Adhésion au Carbon Disclosure Project pour responsabiliser les entreprises face aux gaz à effet de serre le 4 octobre 2006
- Allocation de 3 % de la masse salariale à la formation des employés annuellement"
Bref, il n'y a strictement rien d'intéressant ni d'innovant dans ces engagements, juste le minimum requis pour ne pas être trop emm....é.
C'est à nous, les victimes directes de l'incompétence des gestionnaires de la Caisse, d'exiger que ce soient des gestionnaires qui ont prouvés leur résultats, les étudiants de martin Boyer, qui désormais gèrent ces fonds.
mardi 21 avril 2009
Social media and marketing
So you are on facebook and/or MySpace, you linkedin, twitt, blog, maybe also Qik and probably been Wiki once or thrice... but what for? Here is an interesting article on Knowledge@Wharton about why we should care to market ourselves through social medias. Or check out a Guerilla marketing class on Edufire.com.
Today I have discovered Knol @Google and I must say I'm dumbfounded. If you see how it is different from, and an improvement on, Wikipedia and Blogger, give me a holler. I'm lost. Must be age!
Today I have discovered Knol @Google and I must say I'm dumbfounded. If you see how it is different from, and an improvement on, Wikipedia and Blogger, give me a holler. I'm lost. Must be age!
lundi 20 avril 2009
Bourse du Carbone - la pire des mauvaises idées
J'ai longtemps pensé, à l'encontre de nombres d'experts, que le concept de bourse au carbone est une mauvaise idée. Nous créons là un marché littéralement basé sur de l'air. Soi disant cette bourse devra être sévèrement encadrée si on veut qu'elle livre les bienfaits entrevus. Nous avons vu maintes fois ces denières années comme les bourses sont "sévèrement encadrées" et nous en payons tous chèrement les conséquences.
Le pire est à venir et ce grâce à l'attentisme des politiciens canadiens. Contrairement à ce que pense Eric Moreault du Soleil, il n'est pas trop tard pour bien faire mais notre inaction aura des conséquences désastreuses et nous nous enlignons vers d'autres scandales financiers dans les 5 ans.
Nous pourrons alors remercier les gouvernements libéraux qui n'ont rien fait ainsi que les conservateurs pour leur aveuglement chronique des vrais enjeux environnementaux.
Le pire est à venir et ce grâce à l'attentisme des politiciens canadiens. Contrairement à ce que pense Eric Moreault du Soleil, il n'est pas trop tard pour bien faire mais notre inaction aura des conséquences désastreuses et nous nous enlignons vers d'autres scandales financiers dans les 5 ans.
Nous pourrons alors remercier les gouvernements libéraux qui n'ont rien fait ainsi que les conservateurs pour leur aveuglement chronique des vrais enjeux environnementaux.
dimanche 12 avril 2009
Considering new criteria for business school selection
So we went through this and a lot of my students will go through it too in the coming years: selecting the right business school. Whether it's for a BCom or MBA or (God forbid, a PhD), we have a long list of criteria we use to select the right school.
Often students come for advice and frankly my only answer is: go where they will pay you. Indeed, financing is the one most important variable that determines if you will finish or not.
Today I discovered another important one that I have neglected all these years before making big decisions: which business school has a sense of humor?
Here is a bunch of people who found out that indeed Harvard people do not have a sense of humor....
Hmmm, wonder how my school would fare....
Often students come for advice and frankly my only answer is: go where they will pay you. Indeed, financing is the one most important variable that determines if you will finish or not.
Today I discovered another important one that I have neglected all these years before making big decisions: which business school has a sense of humor?
Here is a bunch of people who found out that indeed Harvard people do not have a sense of humor....
Hmmm, wonder how my school would fare....
mercredi 8 avril 2009
Qu'est-ce que la gouvernance?
En des temps de scandales financiers tout aussi multiples que variés (Madoff, les subprimes, etc.), beaucoup se demandent à quoi servent les conseils d'administration et autres organismes de vérification.
Ces dirigeants qui se font prendre la main dans le sac sont-ils des imbéciles ou juste des pions tentant de survivre dans un système bien huilé.
Êtes vous à l'abri dans votre organisation?
Voici un petit extrait indiquant les trois causes principales d'un des derniers scandales financiers (légèrement modifié afin de ne pas tuer le suspense). À votre avis, de quelle organisation s'agit-il?
Une mauvaise gestion des projets par X. Celui-ci a notamment proposé ces projets sans se soucier d’obtenir les garanties suffisantes quant à leur financement et une analyse sérieuse de leur rentabilité. Il en a confié la réalisation à deux gestionnaires, le Directeur aux ressources humaines (DRH) et le directeur des investissements (DI), qui n’ont pas rempli adéquatement leur rôle. Ni X ni ces deux gestionnaires ne se sont préoccupés de l’impact de ces projets sur la situation financière de leur organisation
Une attitude irrespectueuse de la part de X, du DRH et du DI à l’égard des autres divisions. Ceux-ci ont manqué de transparence et ont fourni une information incomplète et souvent inexacte à ces instances; ils les ont aussi pressés pour obtenir des décisions rapides ou encore ils les ont mis devant des faits accomplis. Ce comportement a certainement réduit la capacité des instances à jouer pleinement leur rôle.
Une gouvernance déficiente par le conseil d’administration (CA) et son comité de vérification. Ces instances n’ont pas rempli adéquatement leurs responsabilités, ce qui ne leur a pas permis d’empêcher ou de limiter les déboires financiers découlant des projets soumis par X.
Ces dirigeants qui se font prendre la main dans le sac sont-ils des imbéciles ou juste des pions tentant de survivre dans un système bien huilé.
Êtes vous à l'abri dans votre organisation?
Voici un petit extrait indiquant les trois causes principales d'un des derniers scandales financiers (légèrement modifié afin de ne pas tuer le suspense). À votre avis, de quelle organisation s'agit-il?
Une mauvaise gestion des projets par X. Celui-ci a notamment proposé ces projets sans se soucier d’obtenir les garanties suffisantes quant à leur financement et une analyse sérieuse de leur rentabilité. Il en a confié la réalisation à deux gestionnaires, le Directeur aux ressources humaines (DRH) et le directeur des investissements (DI), qui n’ont pas rempli adéquatement leur rôle. Ni X ni ces deux gestionnaires ne se sont préoccupés de l’impact de ces projets sur la situation financière de leur organisation
Une attitude irrespectueuse de la part de X, du DRH et du DI à l’égard des autres divisions. Ceux-ci ont manqué de transparence et ont fourni une information incomplète et souvent inexacte à ces instances; ils les ont aussi pressés pour obtenir des décisions rapides ou encore ils les ont mis devant des faits accomplis. Ce comportement a certainement réduit la capacité des instances à jouer pleinement leur rôle.
Une gouvernance déficiente par le conseil d’administration (CA) et son comité de vérification. Ces instances n’ont pas rempli adéquatement leurs responsabilités, ce qui ne leur a pas permis d’empêcher ou de limiter les déboires financiers découlant des projets soumis par X.
samedi 8 novembre 2008
Entre perception et réalité
De plus en plus nous assistons à un revirement d'image sur la responsabilité sociale corporative.
Entre les chefs d'entreprise qui veulent changer leur manière de faire mais se font taper sur les doigts au moindre faux pas et ceux qui veulent apaiser leurs actionnaires qui réclament des dividendes ET des programmes de développement durable, mon coeur balance!
À voir: un sondage intéressant de bnet.com sur les entreprises "percues" comme socialement responsables.
Entre les chefs d'entreprise qui veulent changer leur manière de faire mais se font taper sur les doigts au moindre faux pas et ceux qui veulent apaiser leurs actionnaires qui réclament des dividendes ET des programmes de développement durable, mon coeur balance!
À voir: un sondage intéressant de bnet.com sur les entreprises "percues" comme socialement responsables.
mardi 28 octobre 2008
Sustainability is out the door
I have said it numerous times: Sustainability is a fading fad.
As for any management fad, most of us refuse to see it as such as long as we're in the middle of it.
Proof in case: A Forbes article (thanks Pat for forwarding it) that dares to be un-PC in its portrayal of sustainability. Read the article by this Vogel, a prof from Berkeley and do read the comments....
As for any management fad, most of us refuse to see it as such as long as we're in the middle of it.
Proof in case: A Forbes article (thanks Pat for forwarding it) that dares to be un-PC in its portrayal of sustainability. Read the article by this Vogel, a prof from Berkeley and do read the comments....
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